Texte
16.
La vocation sacerdotale, un problème qui nous concerne tous
 
     
 

Conférence à des jeunes de l’Action Catholique.

Le thème de la vocation sacerdotale est de la plus grande importance pour l’Église, à cause de la mission du prêtre. Le Christ a confié au prêtre l’administration de ses sacrements, qui sont dans son Église le moyen par excellence et la voie habituelle de l’effusion de la grâce. La célébration de la sainte messe, qui est sur nos autels la rénovation du sacrifice de la croix, l’acte le plus excellent qu’on réalise sous les cieux, celui qui donne la plus grande gloire à Dieu, plus que tous les efforts apostoliques, les sacrifices, les prières... et cet acte, centre de la vie chrétienne, ne peut être réalisé que par les prêtres. La purification des âmes souillées par le péché a été confiée au prêtre. Dans les pays où le clergé catholique a disparu, l’Église elle-même a fini par disparaître...

Le problème de la vocation sacerdotale est un problème chrétien, dans le plein sens du terme. Il n’intéresse pas seulement certains élus, qui pourraient analyser leur vocation. C’est un problème de tous les chrétiens : problème des parents qui veulent une éducation chrétienne pour leurs enfants ; problème des jeunes gens qui ont besoin d’un guide dans leurs années difficiles pour les guider dans leurs crises d’adolescents ; problème des pauvres qui ont besoin d’un père qui s’intéresse à leurs besoins ; problème de ceux qui aspirent à former une famille, qui ont besoin de guides pour leur conscience, de directeurs spirituels ; problème de ceux qui n’ont pas la foi et ne s’en aperçoivent pas - ce qui le rend plus effrayant encore - et qui ont besoin de quelqu’un qui leur tende la main avec désintéressement ; problème des malades qui cherchent en vain quelqu’un qui les aide à entrer sereinement dans l’éternité et qui console leurs parents et amis. Toute la vie chrétienne est pleine du prêtre, et tous devraient s’intéresser à ce qu’ils croissent en nombre mais surtout en sainteté.

Saints, oui, mais aussi nombreux, parce que l’activité apostolique d’un chacun a une limite et, si celle-ci est dépassée, les forces ne répondent plus... et les autres resteront sans aucune aide dans leurs besoins.

 
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